Seth & Pearl - Prologue

Seth & Pearl - Prologue

Hymne à l'amour

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Elle surgit du bâtiment, toujours aussi belle. Elle portait sur son épaule son sac à main parsemé de paillettes. Un de ces sacs qui ressemble étrangement à une boule à facettes, dans ces soirées pleines de monde où la musique domine. Elle renvoyait les rayons du soleil sur tout ce qui l'entourait. L'effet que faisait ce sac sur le monde extérieur représentait le pouvoir qu'elle exerçait sur moi. Elle illuminait mes journées, ma vie. Chacune de ses apparitions, chacune de ses actions me faisait sourire et provoquait en moi, comme un feu d'artifice, une bouffée de joie, qui désormais ne me quittait plus.
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Bonne lecture ♥ .



# Posted on Friday, 17 April 2009 at 9:09 AM

Edited on Wednesday, 29 April 2009 at 11:27 AM

Chapitre 1 : 1ère partie - Aimer

Chapitre 1 : 1ère partie - Aimer

L'amour est synonyme de patience, de bienveillance. Il n'est jamais jalousie. L'amour n'est jamais violent, ni grossier. Il n'est jamais vantardise, ni égoïsme. Il ne prend jamais offense, n'a aucun ressentiment. L'amour ne prend nul plaisir dans le péché d'autrui mais se réjouit de la vérité. Il est toujours prêt à pardonner, à croire, à espérer et à endurer, quelque soit l'épreuve.
Tiré de A Walk to Remember
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Elle était à quelques mètres de moi. Je l'admirais, encore et encore, ne me lassant jamais de ce visage si parfait. Je fixais ses yeux d'un marron intense, ses fines lèvres, ses cheveux bruns et bouclés descendant doucement le long de son dos. Puis, sa taille si fragile. Je m'imaginais près d'elle, le sourire qu'elle m'accorderait à ce moment précis, son corps frêle entre mes bras. Enfin, je me réveillais de mon songe et voyait qu'elle n'était plus là. Je soupirais et retournais à la table où les autres s'étaient installés.
Nous étions arrivés hier, très tard dans la nuit. Cette escapade avait été appelé 'voyage scolaire', même s'il n'était en rien instructif. J'avais été étonné lorsque j'avais appris que le lycée souhaitait nous envoyer loin, au soleil. Je n'avais aucunement riposté, seulement j'étais surpris qu'on ne nous envoie pas dans un lieu froid et tout aussi ennuyeux que les cours que nous suivions d'habitude à l'école. Mais le décor qui me faisait face n'avait rien de tout cela : le ciel était bleu et sans nuage, tout le monde souriait et était libre et plus encore, nous avions un accès illimité à la mer et à une gigantesque piscine. Leur but avait-il été de nous détendre après la période difficile que nous avions vécu peu de temps avant ? De nous la faire oublier ? Je doutais beaucoup que les élèves aient gardé la moindre séquelle de l'incident quand je regardais la joie dont ils débordaient.
Je me concentrais sur mes amis, assis à cette table. Ils sirotaient des boissons. Leur discussion portait sur le sport. Je me contentais de les écouter sans jamais intervenir. Plusieurs me reprochaient d'être devenu distant et silencieux. Ils avaient en quelque sorte raison : plus rien ne m'intéressait, mise à part celle qui ne sortait plus de mes pensées. J'avais complètement perdu goût aux soirées alcoolisées, aux relations sans sentiments et sans lendemains, aux longues discussions sans grand intérêt.
La voix de mon meilleur ami me fit soudain sursauté :
- Regardez qui voilà ! dit-il ironiquement.
Je me retournais et la regardait, elle. Elle était accompagnée de ses trois amies. Toutes quatre étaient devenues inséparable depuis l'accident. Il les avait unies. Elles avaient toutes autant souffert les unes que les autres, ce qui me serrait le c½ur. Je me remettais à la contempler. Ses cheveux étaient à présent mouillés, j'en déduisais qu'elle s'était baignée. Enfin, je sombrais une nouvelle fois dans mes pensées, me remémorant les dernières semaines passées au lycée. Chaque détail me revenait, et à chaque fois, je sentais un atroce sentiment de haine monté en moi. Je n'aurais pu supporter cela une seconde fois, personne ne pourrait lui refaire de mal. Je me l'étais promis.
Cela s'était déroulé il y a quelques semaines de ça, peut être 3 semaines, ou peut-être un mois. Ce lundi là, un lycéen qui m'était alors inconnu, avait pénétré dans l'établissement. Son esprit et son corps étaient pris d'une rage folle. Il s'était dirigé vers la salle de soutient, sans que personne ne s'en soit rendu compte. Il s'était barricadé et avait sorti son arme. Il n'étais pas seul dans la salle, il était entouré de cinq jeunes filles, devenues tremblantes à son apparition. Aucune n'était proche. Elle avaient dû se croiser dans les couloirs, une ou deux fois, mais ne s'étaient jamais parlé. Personne ne savait exactement ce qu'il s'était passé dans cette pièce. Le lycée avait été évacué et la police s'était chargée de l'affaire. Nous avions seulement entendu le coup de feu et le cri d'une des jeunes filles. Enfin, après de longues heures d'attentes, les autorités avaient abattues le fou furieux et les filles avaient pu sortir. L'on avait retrouvé le corps d'une d'elles, étendu sur le sol glacé, gisant sans vie. C'était cet incident qui avait lié d'amitié les quatre survivantes et elle en faisait partie.
J'avouais honteusement ne jamais l'avoir remarqué avant. Le lycée étant vaste et le nombre d'élèves plus qu'important. J'étais, à cette époque, un adolescent inconscient et bête. Je ne connaissais rien de la vie, de ses nombreux obstacles à franchir. J'étais dans une bulle où le bonheur régnait. Seulement, cet accident avait changé ma vie, il m'avait ouvert les yeux. La vie n'est pas faite que de joie, c'est un mélange composé d'erreur, de drame et d'une dose de bonheur. Et elle était cette joie. Elle était ce petit quelque chose qui me rendait la vie plus belle, me faisait sourire.
J'avais compris que ce que je ressentais n'aurait jamais d'égal, du moins pour moi. Je l'aimais, l'adorais, l'admirais et la vénérais. Je voulais qu'elle me remarque et plus encore qu'elle m'aima autant que moi, mais je savais que même si cet amour n'était pas réciproque, les mots et les desseins poétiques qui se formaient en moi, seraient toujours présents. Qu'ils ne partiraient que lorsque j'aurais rencontré ce qui surpasserait le sentiment qui hantait mon c½ur. Et je n'étais pas prêt à me battre contre cet amour, bien au contraire. Mon seul désir était de le renforcer, d'attiser le feu, encore et encore.
Je savais qu'elle méritait ce que j'éprouvais pour elle. Bien que ne connaissant rien de sa vie. Ce que je savais d'elle, c'était tout ce que j'avais pu observé, tel son comportement et son entourage. Je ne demandais qu'à la connaître. Hélas, je n'en avais pas l'occasion. Que devais-je faire pour la découvrir ? Questionnez ses amis ? Aurais-je la force et le courage de m'adresser directement à elle ? De force et de courage, je ne manquais point. Mais lorsqu'elle apparaissait dans mon champ de vision, tous ces points forts se consumaient pour ensuite finir en un tas de cendre, balayé par les bourrasques du vent. Elle, elle était ce vent ; moi j'étais la poussière. Sans qu'elle s'en rendit compte, elle m'emportait loin de l'instant et de l'endroit. Elle était devenu la force. Elle était mon maître, j'étais son esclave. Ainsi était l'amour, le vrai, le profond. Il s'agissait de s'effacer du paysage pour lui laisser la place. J'étais le public lorsqu'elle se produisait sur scène.
Puis, le véritable amour n'est pas jaloux. Je pensais ne jamais envié les hommes qui l'approchait ou même lui parlait, j'aurais seulement aimé en faire parti. Si un ami parlait d'elle, vantait ses atouts, je ne faisait qu'acquiescer en souriant, ne pouvant nié qu'elle était splendide.
La plus belle de toutes, voilà ce qu'elle était. L'amour que j'éprouvais était si fort que toutes les femmes, celles du lycée, celles que je croisais dans de nombreuses fêtes ou dans la rue, je n'en voyais aucune. Ni leurs corps, ni leurs visages. Je ne pouvais qu'apprécier les discussions partagées avec elles, ou encore l'amitié sincère que certaines me portaient. Il n'y aurait rien de plus et je pensais qu'elles le savaient. Peut-être lisaient-elles en grosses lettres sur mon front FOU AMOUREUX. Cependant, aucune n'avait jamais découvert qui était l'élue de mon c½ur. Quand une d'elles me demandaient :
- Qui est-ce ? d'une voix douce.
Je me contentais de lui adresser un clin d'½il malicieux avant de tourner les talons.
Quant aux garçons, eux, n'avaient rien remarqué. Ils étaient pris, comme dans une bulle, où seuls les flirts pouvaient entrés, où l'amour vrai n'existait pas. Ils étaient inconscients du bonheur dont je débordais. Je leur souhaitais pourtant de tout c½ur de vivre ce que je vivais. Qu'ils découvrent que le bonheur ne signifie pas alcools et filles sexy. Et surtout, je voulais qu'ils apprennent que cet amour était plus que ça. Il permettait de grandir, de passer dans l'autre monde. De devenir un homme.
Un fort coup de coude dans les côtes me fit revenir au monde réel.
- T'as finis de rêver ? ricana mon ami.
Après un sourire plus qu'embarrassé, je me levais, désirant quitter cette ambiance oppressante. Je me contentais de leur dire :
- Je vais faire un tour.

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J'attends vos avis, suggestions, ou idées.
N'oubliez pas les 3 commentaires expressifs pour être prévenue.
Je vous embrasse ♥ .

# Posted on Monday, 27 April 2009 at 1:47 PM

Edited on Sunday, 17 May 2009 at 9:07 AM

Chapitre 1 : 2ème partie - Soirée

Chapitre 1 : 2ème partie - Soirée


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Sans que je m'en rende compte mes jambes me menèrent près de l'endroit où elle se trouvait. Je n'étais pourtant pas étonné. Je m'installa au bord de la piscine, les pieds dans l'eau et de façon à ce que je puisse toujours l'observé. Elle était sur un transat, une grosse paire de lunettes posées sur le nez. A sa droite étaient assissent deux de ses amies : Sarah & Victoire, puis à sa gauche, le troisième membre des inséparables : Lara. Ses prénoms étaient d'une telle banalité quand on les comparait au sien : Pearl. La perle rare, ma perle rare. Sa beauté aussi était au dessus de celles qui l'entouraient. Elle était si belle, lumineuse. Son sourire et son regard étaient si charmeurs. Elle était réellement incomparable. Lorsque je voyais cette beauté, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'un jour, elle appartiendrait à quelqu'un. Jusqu'à maintenant, je n'avais vu aucun garçon s'approcher douteusement d'elle et cela me rassurait.
Un cri grave me fit sursauté :
- Seth !
Je me retournais et remarquait Enzo, se dirigeant droit sur moi. Enfin, il arriva à ma hauteur et s'assit dans la même position que moi.
- On peut dire que t'as choisis le bon endroit ! Quelle vue !
Je regardais dans tous les coins de l'endroit mais ne voyais personne qui aurait pu attirer le regard du jeune homme. Soudain, mes yeux se fixèrent sur Pearl, ma bien aimée.
- Pearl ? disais-je, angoissé.
Il ne répondit pas. Je considérais les autres possibilités : Sarah, Victoire & Lara. Les autres personnes présentes n'étaient autres que des adolescents, des hommes. Je voulais à tout prix avoir une réponse, lui attrapait le bras et l'agitait férocement.
- Elle est vraiment jolie. Regarde moi ce sourire..., lâcha t-il enfin.
Il n'y avait plus aucun doute. C'était de Pearl dont il parlait. Quoiqu'il l'ait qualifier de jolie alors que l'adjectif qui convenait était splendide. Mon c½ur s'était arrêté, puis s'était remis à battre à une vitesse fulgurante, presque inhumaine. Je m'étais levé rapidement, presque brutalement et était partit. Je me retournais une dernière fois pour regarder l'expression étonnée d'Enzo et le joli visage de Pearl qui parlait toujours à ses amies.
Je regagnais la chambre que j'occupais et m'allongeais de tout mon long sur le lit moelleux. Le moment que je redoutais le plus venait d'arriver. Quelqu'un d'autre l'avait remarqué, avait su voir son charme. Il était maintenant trop tard, je ne pouvais plus rien empêcher. Le fait que ce soit Enzo, mon meilleur ami, n'arrangeait rien à la chose. Sûrement aurais-je pu supporter de la voir avec un inconnu, mais avec un de mes amis... C'était beaucoup trop dur. Je n'avais qu'une envie, faire mes bagages et partir. Partir loin d'ici, pour ne jamais revenir.
Un bruit à l'extérieur finit par me faire sortir de mes pensées.
- Seth ! Ouvre moi !
Enzo frappait à la porte, encore et encore, de plus en plus fort. Je m'obligeais à lui ouvrir afin de ne pas lui donner de soupçons.
- Je m'étais endormi, désolé, dis-je d'une voix faussement fatiguée.
- Qu'est-ce qu'il t'a pris tout à l'heure ? me demanda t-il.
- Je me suis rappelé que j'avais quelque chose à faire, mentis-je.
- Quoi ?
- Juste un coup de fil à passer, répondis-je.
Je lui racontais une histoire fausse, mais plausible pour justifier cet appel. A la fin de mon récit, son expression me montra qu'il me croyait en tout point et j'en fus rassuré. Je lui proposais de rester un peu dans ma chambre, ce qu'il accepta. Il me parla de sport, notamment de basket. Puis de filles, mais heureusement pas de Pearl. Enfin, il en vint à la soirée :
- On sort de soir ! dit-il.
- Où veux-tu aller ? lui demandais-je.
- En boite ! C'est super réputé ici ! s'exclama t-il.
Cela allait être sûrement une très longue soirée. Mais je préférais y aller plutôt que de resté ruminer dans mon coin. A 20h, Enzo quitta la chambre et nous nous donnâmes rendez-vous 30 minutes plus tard dans le restaurant de l'hôtel. Je pris cependant mon temps, restant longtemps sous la douche, l'esprit toujours accaparé par mes pensées. Lorsque je sortais enfin et entrais dans le restaurant, tous les garçons étaient déjà assis. Je me joignis à eux et le repas dura en temps.
- Devinez quoi, les mecs ! cria Enzo.
- On t'écoute, lui répondis-je, las.
- Pearl vient en boite avec moi, s'exclama t-il, plus souriant que jamais.
- On dirait qu'Enzo s'est trouvé une nouvelle proie, ricana un garçon derrière moi.
Comme quelques minutes auparavant, mon c½ur me rejoua un tour. Allais-je mourir avant la fin du voyage ? Je voyais déjà Enzo se collé à elle, comme il l'avait fait avec des dizaines de filles avant Pearl. Et elle, je la voyais tomber dans ses bras et se laisser faire...Je me laissait pourtant tiré vers la boite de nuit aux alentours de minuit.
Comme l'avais prédit Enzo, ma Pearl était là, toujours entouré de ces trois amies. La bande s'approcha d'elle et je suivis le mouvement. Alors que je voyais Enzo s'éloigner avec Pearl, Victoire s'approcha de moi :
- Qu'est-ce que tu fais avec eux ?
- Comment ça ? demandais-je, étonné.
- Tu es différent, je le sais.
- Cela se voit tant que ça ? repris-je.
- Tu n'as pas la même attitude. Et tu regardes les filles autrement, tu les respectes, m'annonça t-elle.
Je fus surpris de la réplique de la jeune fille. Elle m'avait entièrement cerné et s'était exprimé très ouvertement.
- Tu veux danser ? lui demandais-je précipitamment.
- Tu n'ais pas obligé. Et puis, je déteste que l'on ai pitié de moi, déclara t-elle.
- Je ne t'invite pas parce que tu as failli te faire tué par un malade, répondis-je du tac au tac.
Ma réponse la contenta et elle m'offrit sa main. Je la pris sans hésitation et l'emmena sur la piste noire de monde. Je lui dit tout de suite que j'étais très mauvais danseur. Elle m'ignora et commença à danser. Je fus d'abord étonné. Je ne l'avais jamais vraiment imaginé en train de danser, et elle m'époustoufla. Elle avait vraiment le rythme de la musique en elle. Je fus fatigué en moins de deux et l'abandonna pour aller chercher un verre. C'est lorsque que j'aperçus Pearl et Enzo que je me décidai à commander un verre d'alcool fort.
Ce fus comme je l'avais imaginé : une immense douleur naquit en moi. J'avais l'impression que quelqu'un avait ouvert mon torse et tentait d'arracher mon c½ur. Mes yeux étaient humide, me picotaient. Je me laissais sombrer dans l'alcool et dans la transe qu'entraînait la boisson.
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Comment trouvez-vous cet habillage ? Le préférez-vous clair ou foncé ?
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Bisous ♥ .

# Posted on Sunday, 17 May 2009 at 8:35 AM

Edited on Sunday, 17 May 2009 at 8:45 AM

Chapitre 2 : 1ère partie - Plage

Chapitre 2  : 1ère partie - Plage
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Je me réveillais le lendemain matin avec une migraine atroce. Le dernier souvenir que j'avais à l'esprit était celui qui m'avait le plus marqué depuis si longtemps : Pearl et Enzo. Je tentais de me rendormir lorsque celui qui prétendait être mon ami, mais qui en fait n'était autre que mon pire cauchemar, sortit de la salle de bain. Je cessais tout à coup de bouger et fermais les yeux pour lui faire croire que je dormais, en vain. Il ouvrit soudainement les grands et épais rideaux et l'éblouissante lumière du jour entra dans la pièce. Je ne pu empêcher un grognement sourd de sortir de ma gorge. Quelques minutes plus tard, je me décidais enfin à lui adresser la parole.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? lui demandais-je d'une voix ensommeillée et assez agressif.
- Tu as trop bu hier soir ! Je t'ai ramené ici, et je suis resté avec toi, me répondit-il simplement.
- Tu n'avais pas mieux à faire ? répliquais-je.
- Et non, pas de fille dans mon lit cette nuit, dit-il, presque tristement.
Ce fut un soulagement d'entendre sa réponse. Je ne manquais d'ailleurs pas de lâcher un son positif. Lui et elle n'était pas allé trop loin. Peut-être avait-il décidé de devenir raisonnable, peut-être avait-elle refuser. La deuxième possibilité me paraissait plus probable. Enzo interrompit à nouveau mes pensées :
- Tu devrais aller prendre ton petit-déjeuner.
Il avait raison, le restaurant de l'hôtel allait bientôt fermer : il était 10h30. Sans lui répondre, je me contentais de me lever et de rejoindre la salle de bain. J'enfilais des vêtements clairs et légers, me brossais les dents assez rapidement et claquais la porte de la chambre, où Enzo demeurait encore. Je me sentais tellement mal et endormi que j'avais l'impression de ne pas marcher droit. Ce fut après une éternité que j'arrivais dans le restaurant presque vide. J'aperçus, au loin, quelqu'un me faisant signe mais n'arrivais pas à déterminer qui était cette personne. Quand je m'approchais, je découvrais une Victoire au visage aussi torturé que le mien.
- Bonjour, soufflais-je alors.
- Ça va mieux ? Tu comptes dire des choses censées aujourd'hui ? me demanda t-elle.
- Comment ça ?!
- Hier, tu t'es jeté sur Pearl, et tu criais sans arrêt "Il ne te mérite pas", "Fait attention à lui" ou encore "Tu vaux tellement mieux". Tu étais complètement fou.
Me rendant compte de mon énorme bêtise, je me levais brusquement et quittait la table – sans n'avoir rien avalé -, puis le restaurant. Des milliers de questions, comme un bourdonnement incessant, courraient en tout sens dans ma tête. Cela en devenait insupportable. Lui avais-je fais du mal ? En avais-je trop dit ? Qui était en courrant ? Je ne regardais même pas où j'allais, laissant mes pieds me guider, si bien que j'atterris sur la plage, quasiment déserte. Je m'approchais de l'eau transparente et y trempait mes pieds, après avoir retiré mes chaussures. J'observais le mouvement de la mer, les vagues qui s'échouaient une à une sous mes yeux. Un vent glacial et salé, me gifla soudain, et j'oscillais puis tombais sur le sable doux et mouillé. J'y restais quelques secondes puis me relevai enfin, et longeais la mer en courrant. Tout ce que je désirais était de me vider l'esprit, d'oublier. Tout.
Essoufflé comme jamais, je reprenais le chemin de l'hôtel où, malencontreusement, je croisais Pearl. La belle jeune fille s'arrêta, me faisant face et me fixant sans aucune gène. Inconsciemment, je profitais du moment pour l'observée. Elle était superbe, comme toujours. Un hale léger était apparut sur sa peau et je discernais sur son visage quelques taches de rousseur qui lui donnait un air enfantin. Elle portait seulement un paréo au dessus de son maillot et avait déposé une fleur de couleur pâle derrière son oreille. Avec un raclement de gorge, elle me fit comprendre que mon comportement lui paraissait indécent. Enfin, je lui parlai :
- Je n'étais pas vraiment conscient de mes actes, hier...
Elle resta quelques secondes silencieuse. Nous entendions juste des cris venant de la piscine, non loin de là. Puis, elle esquissa un sourire, plutôt malicieux, et repris son chemin. Elle se tourna vers moi une dernière fois, puis disparut derrière un bâtiment aux couleurs chaudes. Je ne savais comment comprendre cette réaction et ne prenait pas le temps d'y réfléchir.
Je suivis le même chemin quelle, désireux de la retrouver au plus vite.
Le petit sentier qu'elle avait emprunté menait à une partie de la plage que je n'avais encore jamais explorée. L'endroit était vraiment à l'écart du reste du monde et très calme. Peu de gens y étaient installés et ils m'étaient inconnus – sûrement des touristes ou des habitués de l'endroit. J'étalais ma serviette non loin de celle de Pearl, de façon à ce qu'elle ne me remarque pas. Quelques minutes passèrent et Pearl se leva pour aller rejoindre la mer plutôt tranquille. J'admirais ça démarche et n'avais d'yeux que pour elle.
- On peut se joindre à toi, Seth ? interrogea une voix, me faisant sursauter.
J'adressais seulement un sourire à Victoire, et aux autres amies de Pearl. Sans attendre, elles étendirent leurs serviettes colorées sur le sable, au côté de la mienne. Les deux autres hésitaient à me parler, se contentant de dialoguer entre elles.
- Tu ne vas pas te baigner ? me demanda Victoire.
- Je suis bien là, lui répondis-je.
Elle n'ajouta rien et s'allongea de tout son long dans le but, je suppose, de bronzer. Quant à moi, je préférais rester assis là, et admirer ce qui m'entourait.
Des émotions, des sentiments et réactions tellement différentes ne cessaient de s'agiter en moi. En cet instant, j'étais plutôt heureux, désireux que le moment dura longtemps, que je puisse toujours voir Pearl, les vagues s'écrasant sur elle. Je la voyais très différemment des autres, je pensais même être le seul à pouvoir discerner cette facette de sa personnalité. Elle avait un côté si joueur et enfantin. Dans cette mer, dans l'écume des vagues, elle s'amusait et était redevenu petite fille, joyeuse. Je ne pouvais qu'aimé ce nouveau côté que je découvrais d'elle. J'aimais ce contraste avec les autres filles, cette subtile différence. Par timidité en sa présence, je n'avais osé m'approcher. Je décidais de prendre mon courage à deux mains, et d'aller tremper une nouvelle fois mes pieds dans l'eau tiède. Elle ne parut ni perturbé ni dérangé de mon arrivée, et continua à s'amuser. Je m'asseyais doucement sur le sable humide, et ne cessait de l'admirer.
Le temps passa et je ne pus le compter, j'étais tellement absorbé dans la contemplation de cet être si splendide. Enfin, Pearl, fatiguée et essoufflée, revint sur le sable, et à mon plus grand étonnement, vint s'asseoir près de moi.
- Je dois te faire rire, dit-elle, après m'avoir accordé un sourire éblouissant.
- Non. Bien sûr que non, affirmais-je, souriant moi aussi.
Du coin de l'½il, je la voyais trembler, sûrement à cause du vent froid, nous venant de la mer. J'avais une soudaine envie de la prendre contre moi, de l'encercler de mes bras, de la réchauffer de ma présence.
- Tu devrais aller te sécher, conseillais-je.
Elle me sourit simplement, se leva doucement pour se joindre à ses amies et attraper sa serviette. Elle s'enroula à l'intérieur du tissu éponge.
Quant à moi, je me retournais face à la mer. Me demandant pour la énième fois d'où venaient ces vagues, ce qui en provoquait la beauté et la force. Je m'identifiais dans cette eau et son mouvement. C'était mes émotions. Celles qui venaient du plus profond de mon être et qui surgissait sans prévenir, ni crier garde. Celles que les autres recevaient en pleine figure et que je tentais d'excuser.
Enfin, je choisissais de retourner à l'hôtel lorsque je sentais le soleil taper trop fort sur ma peau trop blanche, et que j'entendais les bruits de mon ventre qui semblait crier famine. Je me levais pour reprendre le sentier.
Sur la plage, Pearl et ses amies, ainsi que leurs serviettes avaient disparut. Je me contentais d'attraper la mienne, et de suivre leur chemin.
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Excusez moi mille fois pour ce retard.
Les suites se feront de plus en plus rare en raison du Bac de Français.
Aussi, le nombre de lecteurs ne cesse de diminuer.
N'oubliez pas les 3 commentaires pour être prévenue.
Bisous bisous ♥ .




# Posted on Wednesday, 03 June 2009 at 8:51 AM

Edited on Wednesday, 03 June 2009 at 11:06 AM